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Guerres médiques

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Le monde grec pendant les Guerres médiques

Dans la première moitié du Ve siècle av. J.-C., les deux Guerres médiques opposent les Grecs d'Asie mineure et d'Europe aux Perses, aussi appelés Mèdes. La première guerre médique est marquée par la victoire athénienne de Marathon, en 490 av. J.-C.. La seconde guerre médique est illustrée par la mort héroïque des Spartiates aux Thermopyles, par la victoire athénienne de Salamine en 480 av. J.-C. et la victoire des Grecs coalisés à Platées en 479 av. J.-C.. Après les guerres médiques, Athènes va imposer son autorité à la plus grande partie des cités grecques (sauf Sparte) en les regroupant dans la Ligue de Délos.

Pourquoi y a-t-il eu les Guerres médiques ?[modifier]

Archers de l'infanterie perse (détail de la frise des archers du palais de Darius à Suse. Briques siliceuses à glaçure, vers 510 av. J.-C.)

Vers 500 av. J.-C., les cités grecques installées sur la côte de l'Asie mineure se révoltent contre la domination perse. Athènes intervient sans succès pour leur porter secours. Pour s'assurer qu'une nouvelle intervention des Grecs d'Europe ne sera plus possible dans son empire, Darius Ier, le roi des Perses, exige que les Grecs d'Europe se soumettent. Seules quatre cités, dont Athènes et Sparte, refusent la soumission. Darius décide donc d'envahir la Grèce.

La première guerre médique (490 av. J.-C.)[modifier]

La bataille de Marathon[modifier]

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Bataille de Marathon.

Le 13 septembre 490 av. J.-C., près de la ville de Marathon, au nord-est d'Athènes, se déroule la célèbre bataille de Marathon 1.

Pendant une année entière, les armées de chaque camp se préparent.

Les Athéniens connaissent la faiblesse de l'armée perse, composée de soldats d'origines différentes, n'ayant pas l'habitude de combattre ensemble. De plus, l'armement perse, avec des boucliers en osier et des piques courtes, rend les soldats plus facilement atteignables.

L'armement grec, quant à lui, est très lourd : les soldats sont protégés par tout un équipement de métal. Ils combattent en rangs serrés, leurs boucliers formant devant eux une muraille. Une stratégie consistant à encercler les Perses est mise au point. Dès qu'ils sont tout près, les Athéniens chargent. Les ailes de l'armée perse, mal organisées, sont prises de panique. Mais le centre des Grecs cède. Les troupes grecques disposées à l'extérieur se rabattent sur les Perses du centre, qui s'effondrent à leur tour.

Cette victoire devint symbolique pour les Grecs et donna une grande renommée à Athènes. Cependant, les Perses n'ont ici vécu qu'un échec mineur. Leur expédition a réussi à soumettre un grand nombre des îles de la mer Égée au pouvoir de Darius Ier.

Évidemment, Darius veut préparer sa revanche et une nouvelle expédition. Mais il meurt en -486 et son fils Xerxès Ier lui succède.

La seconde guerre médique (480-479 av. J.-C.)[modifier]

La bataille des Thermopyles[modifier]

Des figurants en hoplites grecs, lors d'une fête aux Thermopyles, en 2007.
Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Bataille des Thermopyles.

Les Perses ne peuvent cacher leurs préparatifs aux Athéniens. Ceux-ci se réunissent : c'est l'occasion de réconcilier Sparte et Athènes. Les cités grecques décident de se poster dans les montagnes appelées Thermopyles, afin de ralentir l'avance des Perses. Dans un premier temps, les Spartiates restés seuls au combat, sous le commandement du roi Léonidas, dans un passage difficile, infligent de grandes pertes aux Perses. Mais Léonidas est trahi et les Perses trouvent le moyen de contourner l'armée grecque. Les Grecs résistent autour du roi de Sparte et sont tous massacrés.

Le passage étant libre, Xerxès reprend sa progression vers le sud, projetant la prise d'Athènes. Les Perses arrivent en Attique, la région d'Athènes. La ville, à l'époque, n'a pas de remparts. La population est donc évacuée vers les villes d'Égine, Trézène et Salamine.

La bataille de Salamine[modifier]

Thémistocle, d'après un buste d'époque romaine
Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Bataille de Salamine.

Plusieurs stratégies possibles[modifier]

La flotte grecque a dû repousser un assaut de la flotte de Xerxès lors d'une bataille indécise où plusieurs dizaines de navires sont perdus. Aussi les chefs grecs décident-t-ils de quitter l'Artémision, où leurs navires mouillaient. Dans la nuit, discrètement, la flotte dirigée par Eurybiade emprunte le canal de l'Eubée et navigue vers le sud.

La situation pour les Grecs n'est pas encourageante. La défaite des Thermopyles, la soumission de la Béotie, la prise d'Athènes abattent les Grecs. La flotte s'installe à Salamine. Le plan implique l'abandon total de l'Attique, ce qui explique aussi la prise d'Athènes et sa destruction partielle.

Thémistocle, le stratègePrécision, a un plan précis. Il s'agit de combattre dans la rade étroite de Salamine, car il est persuadé, à juste titre, que les Perses ne pourront pas entreprendre la manœuvre d'encerclement. De plus il est sûr que, dans cette passe étroite, les navires ennemis se gêneront mutuellement et seront autant de proies pour un abordage ou un éperonnage de la part des trières grecques. Enfin il pense qu'en coupant l'armée perse de sa flotte, elle fera demi-tour.

Plan de la bataille de Salamine

Eurybiade préfère défendre un autre point de vue. Maintenant que la flotte grecque a assuré l'évacuation de l'Attique, il faut retourner près des forces terrestres pour entreprendre des actions combinées. Ce point de vue est partagé par les Corinthiens. Thémistocle reçoit cependant le soutien d'Égine et de Mégare. Thémistocle utilise la ruse et fait parvenir un message à Xerxès, par l'intermédiaire d'un Grec nommé Sicinnos, l'informant du désir de fuite d'une partie des généraux grecs par la passe occidentale de la baie d'Éleusis encore libre. Cette manœuvre fonctionne parfaitement et une partie de la flotte perse termine l'encerclement des Grecs tandis que l'îlot de Psyttalie est occupé par un détachement avec objectif de recueillir les équipages perses et achever les Grecs lorsque la bataille éclatera.

La bataille[modifier]

Dès le début, les Perses se désorganisent. La flotte grecque apparaît et fond sur les navires Perses. Les Grecs d'Ionie se rangent du côté de ces derniers, car ils sont rivaux avec Athènes et les autres villes. Mais cela ne suffit pas : soudain, un vent se lève et sème le désarroi chez les ennemis des Grecs, notamment les Phéniciens. Le désastre est certain, maintenant que l'amiral perse Ariabignès a été tué dans la bataille.

La bataille de Platées[modifier]

Combat entre un hoplite grec (à droite) et un guerrier perse (à gauche) représenté sur un ancien kylix (vase). Modèle:Ve siècle av. J.-C.

Malgré le départ de Xerxès Ier après la bataille de Salamine et la défaite, Mardonios, le nouveau généralissime perse, ne perd pas espoir. Mais même avec ses efforts, les Athéniens ne veulent pas faire d'alliance avec les Perses. Au printemps, Mardonios envahit donc de nouveau l'Attique, une fois de plus évacuée. Il réoccupe Athènes et s'installe en Béotie.

Une alliance des forces du Péloponnèse se crée, dirigée par Pausanias, régent de Sparte. Les Grecs franchissent l'isthme de Corinthe, arrivent près d'Éleusis pour passer en Béotie. Mardonios choisit un emplacement au sud de Thèbes, près de Platées, afin de favoriser sa cavalerie.

Déroulement de la bataille[modifier]

Pausanias passe pour un général avisé, mais Mardonios est considéré lui aussi comme un excellent tacticien et le meilleur général perse. De plus, le départ de Xerxès Ier lui laisse les mains libres pour mener la bataille à sa guise. Chacun des deux généraux souhaite, à Platées, amener l'adversaire à se lancer contre ses propres positions.

Dans un premier temps, Pausanias se place sur les contreforts du mont Cithère, tandis que Mardonios installe son camp fortifié sur une rive du fleuve Asopos. Une attaque de la cavalerie perse sur les positions grecques échoue, mais Mardonios fait épuiser les lignes de ravitaillement de ses adversaires et les points d'eau. Pausanias change alors de position et s'installe dans la plaine où un petit massif de collines protège son armée d'une attaque frontale des cavaliers ennemis. Mais, au bout de dix jour,s le manque d'eau et de vivres le contraint à se retirer, en pleine nuit, vers un lieu plus proche des ses anciennes lignes, où le ravitaillement est plus facile.

Mardonios commet alors une erreur fatale. Il estime que la désorganisation chez les Grecs lui permet de lancer un assaut, au lieu d'attendre que les querelles entre les divers forces grecques ne divisent ses adversaires. L'attaque perse se heurte à une farouche résistance, surtout de la part des Spartiates qui, bien que coupés du reste de l'armée, occupent une bonne position. C'est dans ce combat que Mardonios est tué. La mort de leur chef, puis les assauts donnés contre eux et l'arrivée des autres Grecs qui venaient de vaincre les Béotiens, alliés aux Perses, entraînent la défaite des troupes de Xerxès Ier. Quant à Thèbes, qui avait collaboré avec les Perses, elle est prise rapidement et ses chefs sont exécutés. Un énorme butin est pris dans le camp perse.

Fin des guerres médiques[modifier]

Le premier marathon olympique moderne, en 1896.

Avec la victoire de Platées, la Grèce continentale ne craint plus l'invasion perse. Mais les villes grecques d'Asie mineure et les îles de la mer Égée restent sous le contrôle des Perses. Athènes regroupent autour d'elle les cités grecques d'Europe afin de continuer la guerre. C'est la ligue de Délos. Alors que Sparte se retire de la guerre, Athènes et ses alliés reprennent les îles et soutiennent la révolte générale des cités d'Asie. Vers 450 av. J.-C. les guerres médiques sont terminées.

Notes[modifier]

  1. Elle a donné son nom à une course, car le messager qui fut envoyé à Athènes pour annoncer la victoire, après avoir couru une quarantaine de kilomètres, tomba mort en ayant tout juste eu le temps de remplir sa mission. La distance du marathon, de 42,195 km, a été choisie pour d'autres raisons, à Londres.

Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Guerres médiques de Wikipédia.
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