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Guerre du Viêt Nam

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Guerre du Viêt Nam
Un jeune soldat américain, envoyé au Viêt Nam
Un jeune soldat américain, envoyé au Viêt Nam
Informations générales
Date 1959-30 avril 1975
Lieu Viêt Nam
Cause Révolte du Viêt Nam du Nord
Issue Victoire du Viêt Nam du Nord
Bélligérants
Forces anti-communistes

Drapeau du Sud-Viêt Nam Sud-Viêt Nam
États-Unis États-Unis
Avec le soutien de :
Corée du Sud Corée du Sud
Australie Australie
Thaïlande Thaïlande

Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Forces communistes

Viêt Nam Nord-Viêt Nam
FNL Flag.svg Viêt Cong
Avec le soutien de :
Flag of Democratic Kampuchea.svg Khmers rouges
Chine Chine
Union soviétique Union soviétique

Corée du Nord Corée du Nord
Commandants
Drapeau du Sud-Viêt Nam Nguyễn Văn Thiệu
Viêt Nam Hồ Chí Minh
Forces en présence
Drapeau du Sud-Viêt Nam 1 000 000
États-Unis États-Unis 543 482, effectif maximum le 30 avril 1969
Viêt Nam 650 000 en 1975
FNL Flag.svg 300 000, effectif maximum en 1968
Pertes
plus de 50000 soldats américains tués(dont 6800 hors combats), plus de 280000 soldats sud-vietnamiens tués
plus de 380000 soldats nord-vietnamiens tués
voir modèle • modifier
La guerre du Viêt Nam eut lieu entre 1960 et 1975. Elle opposa le Viêt Nam du Sud, soutenu par les États-Unis, au Viêt Nam du Nord et aux mouvements indépendantistes du sud, aidés par la Chine et l'URSS. Elle eut pour conséquence la réunification du Viêt Nam.

La guerre du Viêt Nam faisait suite à la guerre d'Indochine.

Origines du conflit[modifier]

Le Viêt Nam avait été colonisé par la France et faisait partie de la colonie de l'Indochine française. Cette colonie représentait le tiers de la péninsule indochinoise en superficie et intégrait le Viêt Nam, le Laos et le Cambodge. Dès le début du XXe siècle des mouvements anticolonialistes sont créés en Indochine française, mais le mouvement indépendantiste ne commence vraiment qu'après la création du Parti communiste vietnamien en 1930. Ce parti sera à l'origine de la création du Viêt Minh (la ligue pour l'indépendance du Viêt Nam) en 1941.

Après la Seconde Guerre mondiale, où l'Indochine avait été occupée par le Japon, le Viêt Minh fonda la République démocratique du Viêt Nam en 1945. La France, qui avait d'abord accepté la création de ce nouvel État, changea d'avis, et ce fut le début de la guerre d'Indochine. Elle se termina par la défaite de la France en 1954 et la création de deux nouveaux États : le Viêt Nam du Nord (ou Nord-Viêt Nam) et le Viêt Nam du Sud (ou Sud-Viêt Nam).

Dès 1955, ce partage du pays fut remis en cause, pour plusieurs raisons. Les deux principales étaient le refus de la division du pays par les nationalistes vietnamiens et l'établissement d'une dictature au Viêt Nam du Sud. Le président du Sud-Viêt Nam, Ngo Dinh Diêm, ayant refusé d'organiser des élections libres, comme il avait été décidé lors de la création de l'État. Ses opposants fondèrent alors un mouvement de résistance, le FNL (Front de Libération du Viêt Nam) en 1955. Dès 1956 et surtout entre 1957 et 1959, le FNL commença à se livrer à une guérilla au Sud-Viêt Nam. Le FNL créa une Armée de libération nationale qui, au début de 1960, se composait d'environ 5.000 hommes.

Une autre raison qui provoqua la guerre du Viêt Nam était l'opposition entre les États-Unis et l'URSS, qu'on appelle la guerre froide. les États-Unis soutenaient à l'époque le Viêt Nam du Sud, et l'URSS, ainsi que son allié la Chine, soutenaient le Viêt Nam du Nord. Pendant quatre ans, de 1955 à 1959, les États-Unis d'un côté, l'URSS et la Chine de l'autre, aidèrent chacun des deux États à s'armer, et le Viêt Nam du Nord fournit aide et moyens au FNL. cela conduisit, en décembre 1959, au début véritable de la guerre du Viêt Nam.

La guerre[modifier]

Les débuts (1960-1964)[modifier]

Les États-Unis avaient déjà fourni des moyens logistiques (matériels) au gouvernement du Sud-Viêt Nam dès 1959, avec la construction de bases militaires et de terrains d'aviation et l'envoi de plusieurs milliers de conseillers militaires. Ils poursuivent cet effort, portent le nombre de leurs troupes à 15 000 hommes au début de 1961, et envoient aussi des avions de chasse, des bombardiers et des hélicoptères de combat.

Pendant les premières années, cette guerre est surtout une guerre civile qui oppose l'armée du Sud-Viêt Nam, soutenue par les conseillers militaires nord-américains, aux troupes du FNL, appelées par leurs adversaires le Viêt Công. En 1961, l'armée du Sud-Viêt Nam mena environ 2 000 opérations contre le Viêt Công et ses soutiens, en 1962, plus de 25 000 opérations soutenues par plus de 60 000 sorties aériennes de l'aviation des États-Unis, et en 1963 plus de 35 000 opérations. Toutes ces opérations furent menées au Viêt Nam du Sud, sauf quelques opérations sur la frontière entre le nord et le sud.

Le 2 novembre 1962, le président des États-Unis de l'époque, John Fitzgerald Kennedy, décida le retrait des troupes et des conseillers militaires de son pays installés au Sud-Viêt Nam. Il fixa la fin de ce retrait à décembre 1965. Il prit cette décision pour plusieurs raisons : l'amélioration des relations entre les États-Unis et l'URSS ; les premières pertes humaines parmi les militaires américains installés au Viêt Nam du Sud ; la dégradation de la situation politique au Sud-Viêt Nam (le 1er novembre 1963, un coup d'État militaire renverse le président Ngo Dinh Diêm).

Malheureusement, le 22 novembre 1963 le président Kennedy était assassiné à Dallas, au Texas. Son successeur, Lindon Johnson, annula cette décision et au contraire, décida d'augmenter le nombre de ces troupes.

Engagement direct des États-Unis et du Viêt Nam du Nord (1965)[modifier]

Le renforcement de la présence américaine avait commencé en 1964, mais c'est en 1965 que le président Johnson décida officiellement d'un engagement direct de son pays dans la guerre, avec l'envoi massif de troupes et de matériel, et que commencèrent des opérations militaires sur le territoire du Nord-Viêt Nam. Le Congrès des États-Unis avait accordé au président Johnson le droit de « prendre toutes mesures nécessaires pour faire échec au communisme » le 7 août 1964, et le 13 février 1965, il décida d'étendre le conflit en lançant des opérations de bombardement aérien au Nord-Viêt Nam.

Ces bombardements commencent réellement le 2 mars 1965, sous le nom de Operation Rolling Thunder (opération tonnerre roulant) et dureront 44 mois, de mars 1965 à octobre 1968. Durant ces presque quatre années les avions américains déverseront plus de 850 000 tonnes de bombes sur le Nord-Viêt Nam. cela représente plus que deux fois les bombardements faits en Europe par l'aviation des États-Unis pendant la seconde guerre mondiale1. Peu après le début de cette opération, le président Johnson autorisa, le 9 mars 1965, l'utilisation du napalm, un mélange d'essence et de divers produits chimiques particulièrement meurtrier.

À partir du mois de mars 1965, l'engagement humain des États-Unis va beaucoup augmenter :

  • dès le 7 mars le président Johnson décide l'envoi de 3 500 soldats supplémentaires :
  • en juillet 1965 il annonce qu'au total 125 000 militaires seront déployés au Sud-Viêt Nam ;
  • en décembre 1965, ce nombre est dépassé, et 185 000 soldats américains s'y trouvent déjà.

Cette année 1965 a lieu un changement majeur : l'envoi de conscrits, c'est-à-dire de soldats appelés qui font leur service militaire. Avant cela, les États-Unis envoyaient des militaires de carrière (dont le métier est d'être soldat) et des volontaires, c'est-à-dire des appelés qui acceptaient en entrant dans l'armée d'être traités comme les militaires de carrière. C'est ce changement qui permit à Lyndon Johnson d'envoyer de plus en plus de soldats :

  • en décembre 1966 ce nombre a plus que doublé avec 390 000 hommes ;
  • en décembre 1967 il y a 510 000 soldats américains au Sud-Viêt Nam ;
  • le moment de plus forte présence est l'année 1969, avec plus de 550 000 troupes au Viêt Nam, plus 50 000 basés en Thaïlande et au Cambodge et environ 30 000 marins. Il y eut aussi environ 50 000 soldats sud-coréens et 10 000 soldats thaïlandais qui se battirent aux côtés des troupes des États-Unis, ce qui représentait environ 700 000 soldats.

À ces troupes il faut ajouter les militaires sud-vietnamiens, qui passèrent d'environ 200 000 hommes en 1963 à 700 000 hommes en 1969, et même plus d'un million d'hommes en 1971. Au total, en juin 1969 environ un million et demi de soldats se battaient du côté sud-vietnamien.

Voir aussi[modifier]

Note[modifier]

  1. Cependant, ces bombardements ne sont pas l'opération la plus impressionnante. En 1968 les États-Unis lancèrent une campagne de bombardement sur le Cambodge. Elle dura 14 mois et avait pour but d'empêcher les troupes nord-vietnamiennens et celles du Viêt Công d'avoir des bases à leur frontière avec ce pays. Durant ces 14 mois, près de 3 millions de tonnes de bombes furent lâchées, ce qui représente plus que l'ensemble des bombes utilisées par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.
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