Giuseppe Garibaldi

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Giuseppe Garibaldi est un général et un homme politique italien. Il est né le 4 juillet 1807 à Nice et mort le 2 juin 1882 à Caprera en Italie. Après avoir combattu en Italie puis en Amérique du sud pour défendre la liberté, il a joué un grand rôle dans l'unification italienne.

Un révolutionnaire républicain[modifier]

Giuseppe Garibaldi en 1861

Garibaldi a été officier de la marine marchande, puis de la marine de guerre du royaume de Piémont-Sardaigne (à l'époque le comté de Nice faisait partie du Piémont-Sardaigne). En 1833, il adhère à la Jeune Italie mouvement politique républicain clandestin fondé par Giuseppe Mazzini.

En 1834, Garibaldi ayant participé à un complot, qui est découvert; doit s'exiler en Amérique du sud. En 1836, il participe à la rebellion de la République du Rio Grande do Sul contre l'empereur du Brésil. Il aide ensuite à la défense de l'Uruguay menacé par la politique expansionniste du dictateur argentin Juan Manuel de Rosas. En 1843, il fonde une légion de volontaires italiens qui participe à de nombreux combats.

La révolution italienne de 1848[modifier]

En 1848, alors que la révolution touche les différents États italiens, Garibaldi revient et malgré ses idées républicaines se met au service du roi Charles-Albert de Piémont-Sardaigne. A la tête de 3000 volontaires, il combat les Autrichiens qui occupaient la Lombardie et la Vénétie depuis 1815. Il est battu en août 1848 et doit s'exiler en Suisse.

Puis il se rend à Rome d'où le pape Pie IX a été chassé par une révolution. En avril 1849, Garibaldi sert la république romaine de 1848 contre les interventions française et napolitaine qui venaient au secours du pape. En juin 1849, alors qu'il défend Rome il est battu mais parvient à s'échapper avec ses soldats et se réfugie dans la république de San Marino près de Florence.

Recherché par toutes les polices des états italiens, abandonné par le Piémont, Garibaldi s'exile en Amérique (il devient marchand de chandelles à New York). Revenu en Italie en 1854, il achète l'île de Caprera, entre la Corse et la Sardaigne.

Le patriote italien[modifier]

Entrée des Garibaldien dans Naples

En 1856, Garibaldi rompt avec Mazzini et se rallie à l'idée que ce sera le Piémont de Victor-Emmanuel II qui fera l'unification de l'Italie. Pendant la deuxième guerre d'indépendance italienne de 1859, il participe aux combats qui opposent les franco-piémontais aux Autrichiens. A la tête de ses 5000 soldats volontaires il bat les Autrichiens à Varèse (en mai) puis à Brescia (en juin). Il est consterné par l'arrêt des combats entre les franco-piémontais et les Autrichiens. En novembre 1859, il tente de soulever le grand duché de Toscane, mais doit y renoncer devant l'opposition du roi Victor-Emmanuel II.

Au printemps 1860, avec la complicité de Cavour, premier ministre piémontais, il organise l'expédition des Mille (des volontaires vêtus de chemises rouges) qui libère la Sicile (en mai-juin), puis passe en Italie du sud le 18 août. Garibaldi s'empare de Naples le 7 septembre 1860 après avoir battu les armées napolitaines. Il projette de marcher sur Rome pour en chasser le pape Pie IX. Mais craignant une intervention française et autrichienne, et de peur de voir le sud de l'Italie devenir une république, Cavour décide de freiner Garibaldi. L'armée piémontaise, traverse les États pontificaux, et bloque Garibaldi sur le Volturne. Garibaldi cède et le 26 octobre 1860, il reconnait Victor-Emmanuel comme roi d'Italie. Garibaldi se retire alors dans son île de Caprera, tandis que Victor-Emmanuel est proclamé roi d'Italie le 14 mars 1871.

En 1862, Garibaldi tente se s'emparer de Rome pour en faire la capitale de l'Italie. Les troupes italiennes s'y opposent et le battent à Aspromonte le 29 août 1862. En 1867, de nouveau il tente se s'emparer de Rome mais est battu par les soldats français et les soldats pontificaux à Mentana (le 13 novembre 1867). Il est arrêté et exilé à Caprera.

Le défenseur de la république française[modifier]

Pendant la guerre franco allemande de 1870-1871, Garibaldi, ses deux fils et les chemises rouges combattent en France aux côtés des armées françaises républicaines qui tentent sans succès de repousser l'envahisseur allemand.

En 1871, Garibaldi est élu député à l'assemblée nationale par Paris et par quatre autres départements. Mais les députés royalistes qui sont majoritaires font annuler son élection. Au printemps 1871, la Commune de Paris, soulevé contre de gouvernement de l'assemblée nationale, lui propose le commandement en chef de la garde nationale.

A partir de 1874, Garibaldi est élu député de Rome. Mais il se retire à Caprera où il rédige ses Mémoires.


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