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Dardanelles

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Détroit des Dardanelles, vue par le satellite Landsat.

Le détroit des Dardanelles, appelé Hellespont dans l'Antiquité, est un détroit situé entre la mer Égée et la mer de Marmara. Sa largeur est d'environ de 1,2 kilomètre.

Ce détroit a été convoité de tous temps par de nombreuses nations, peuples, car il mène droit à Constantinople et au Bosphore, puis permet de remonter jusqu'à la mer Noire et, au-delà, à la mer d'Azov et à l'Ukraine. Les plus petits navires peuvent aussi remonter le Danube jusqu'en Autriche, ou suivre la Volga jusqu'en Russie. Ainsi, le détroit des Dardanelles est d'une importance stratégique extrême.

Le détroit a été, entre autres, le théâtre de trois épisodes de l'histoire mondiale :

upright1.25

Histoire[modifier]

(section à vérifier, résumer, rédiger)

Antiquité[modifier]

Dans la mythologie grecque, mille navires ont remonté les Dardanelles, transportant l'armée du siège de Troie. Plus tard, Xerxès lança deux ponts de bateaux qui assura le passage, durant 7 jours et 7 nuits, d'une multitude de soldats que l'Asie déversait sur l'Europe, et, qui un instant arrêtés à Thermopyles, submergea Athènes.

Époque ottomane[modifier]

Puis au début du XVe siècle, l'Empire byzantin tombe, et en 1453, Byzance tombe aux mains des Turcs, plus précisément des Ottomans.

On dit qu'en arrivant devant Byzance, les Turcs s'écrièrent : « Istanbul » (voilà la ville) et que la ville garda ce nom.

Alors, les Turcs gardent farouchement Istanbul, sous leur botte de fer, et, 17 ans plus tard, en 1470, le Sultan Mahomet II fait bâtir Kilid-Bahr, en Europe, et Tchannak-Kalessi en Asie. Ces villes sont écrites avec plusieurs orthographes, et on appelle généralement Thannak-Kalessi « Tchannak ». Ces deux forts d'arrêts, espacés de 1.2 Kilomètre battent le bief étranglé de leurs 120 canons, tirant des boulets de marbres. Aussitôt, Venise recule, mais le 19 février 1807, l'amiral John Duckorwth force le détroit avec 7 vaisseaux, et détruit les navires ancrés à Nagara, situé entre Tchannak et la Marmara. À Istanbul, le grand Vizir organise la résistance ; 300 canons en un jour et 1000 en une semaine ! Duckworth juge prudent de se retirer, et il perdra au retour, devant Kilid-Bahr et Tchannak, 2 vaisseaux et 200 hommes.

Première Guerre mondiale[modifier]

Devant cette menace, les Turcs construisent d'autres forts d'arrêts : Lampsaque, Seddul-Bahr, Eren-Keui, Estorghul, Dardanos, Souan-Déré, Koum-Kaleh, et les projecteurs de Képhez et autres. Ensuite, ils fortifient Nagara, Souan-Déré et Seddul-Bahr, et, en 1912, les Turcs sont prêts !

Vous pouvez voir ces forts en cliquant ici (tous n'y sont pas).

Mais, la guerre éclate, en France, puis en Allemagne, et le monde entier y sera mêlé : c'est la guerre 14-18, la 1° guerre mondiale...

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Expédition des Dardanelles.

Préparation[modifier]

Pourtant, tout cet armement ne put empêcher, le 18 avril 1912, cinq torpilleurs Italiens de pénétrer dans le détroit, et si les Français avaient attaqués par surprise, les défenses Turques, armées de poudre noire auraient disparu sous leurs canons, alimentés de poudre B, vingt fois plus puissante ! Mais, il en ira tout autrement, car le gouvernement britannique commettra une bévue qui sera fatale, pour eux, et pour les Français, et qui restera sans doute, irréparable... Mais si les alliés n'ont pus avoir les Dardanelles, ce n'est pas qu'à cause de ceci...

L'erreur fatale[modifier]

Le 31 octobre 1914 la Turquie s'allie aux Allemands. Le 2 novembre, M. Wiston Churchill, premier lord de l'amirauté britannique, lequel s'est gardé de War Council charger en Angleterre de conduire la guerre, donne l'ordre de faire, sans risquer les navires, une démonstration contre les forts d'arrêt du vestibule, et de « tâter la puissance des canons ennemis ».

Les traits continus indiquent les champs de mines mouillés par les Allemands, après l'avertissement du 3 novembre 1914. Les pointillés indiquent les filets anti sous-marin immergés en même temps.

Le lendemain, le Suffren, lIndefatigable, lIndomitable et la Vérité tirent pendant onze minutes sur les Turcs, somnolent et anéantissent à jamais l'espoir d'une attaque par surprise. Aussitôt, les Turcs se préparent, amènent des munitions, placent des groupes lance-torpilles et des batteries bien défilés, chose facile, car le pays est très montagneux. Et, mouillent des champs et des champs de mines, et les mines Allemandes ne pardonnent pas ! Des filets anti sous-marin sont immergés, prêt à happer le premier sous-marin qu'il trouve...

Le 15 janvier 1915, la marine perd le Saphir au large de la Marmara...

Plan d'attaque[modifier]

Alors, l'amirauté confie l'affaire au Vice-Amiral Carden. Celui-ci élabore un plan très méthodique comprenant six phases :

  1. Les Grands cuirassés détruiront les grands forts d'arrêt de l'entrée.
  2. Les dragueurs dragueront les mines du vestibule.
  3. Les cuirassés, porte-avions et navires de guerre détruiront les forts de l'étranglement.
  4. Les dragueurs dragueront de nouveau le bief étranglé.
  5. La flotte alliée détruira la flotte Turque de Nagara.
  6. La flotte alliée au grand complet traversera la Marmara et en se présentant devant Istanbul, elle amènera la capitulation immédiate.

Mais, les Turcs arrêteront net l'attaque au troisième épisode...

La campagne des Dardanelles[modifier]

L'armement des cuirassés français[modifier]

Les cuirassés utilisés sont vieux, le Suffren a 15 ans de service et le Gaulois, le Charlemagne et le Bouvet 20 ans. Ces vieux cuirassés sont somme toute assez vulnérables. Leurs coques sont constituées de trois régions. Ils ont une coque interne non-cuirassée, ainsi, quand il y a une brèche dans la coque externe, l'eau ne s'engouffre pas dans le navire, et c'est ce qui a sauvé le Suffren. La coque externe est constituée de deux parties bien distinctes : du pont à une limite un peu sous le niveau de flottaison, la coque est cuirassée, et donc quasi-invulnérable. Mais sous la ligne de flottaison, la coque n'est pas cuirassée et donc vulnérable. Et les Turcs le savaient, et à la bataille du 18 mars 1915 ils ont souvent visé cette partie-là, appelée la carène.

Les armements des cuirassés étaient très puissants, 2 tourelles doubles de 305 blindés, autrement dit 4 canons de 305, et en outre dix canons de 163 en tourelles triples, suivies de quelques autres petits canons. Les Dreadnoughts anglais avaient de plus gros canons, des canons de 380, en particulier la Queen-Elisabeth.

Les cuirassés attaquent[modifier]

Le 19 février 1915, l'attaque est lancée : Une partie de la flotte essaiera de réduire les forts de l'entrée. Trois amiraux sont là : Carden sur l'inflexible, Guépratte sur le Suffren et de Robeck sur la Vengeance. Le Suffren canonnera Koum-Kaleh, tandis que la Vengeance tirera sur Oranieh, l'inflexible sur Seddul-Bahr et le Triumph sur Ertoghrul. Pendant ce temps, les dragueurs, couverts par les cuirassés dragueront la passe. Les avions pensent que tout est détruit, mais en réalité, seul le Suffren a détruit Koum-Kaleh, son objectif. Les corps de débarquement font sauter les canons de Koum-Kaleh dont 2 sur 3 sont trouvé intacts ! Mais, le mauvais temps interrompt l'action...

Le (lacune) février, nouvelle attaque : cette fois, le Gaulois et l'Agamennon viennent en renfort, tandis que la Queen-Elisabeth tire par-dessus la presqu'île de Gallipoli, car on ose la risquer dans les champs de mines du détroit. Celle-ci tire de ses canons de 380 mm, Kg d'explosif et de fer à chaque coup ! Le soir, Seddul-Bahr flambe, et les corps de débarquements font sauter les canons, et, même constatation qu'à Koum-Kaleh, 2 canons sur trois sont trouvés indemnes.

Et, ainsi tous les jours, jusqu'au 11 mars 1915...

Les dragueurs[modifier]

Mais, le but était d'arriver devant Tchannak et Kilid-Bahr, et pour cela, il fallait draguer les mines, toutes les mines... (Vous pouvez les voir [ ici]).

Comment draguer ?[modifier]

La technique du dragage est spéciale. À l'arrière, on déroule des câbles qui tirent deux flotteurs en forme de torpilles appelés « cochons ». Ces flotteurs tirent des câbles qui se ramifient en des multitudes d'autres brins. Tous ces câbles et brins sont munis de cisailles automatiques tous les mètres. Ainsi, dès qu'un orin de mine est pris dans ces ramifications, il suit les câbles, et se fait sectionner à la première cisaille venue. La mine libérée remonte à la surface où elle est coulée à coups de canon. Mais, bien entendu, les dragueurs, pour ne pas toucher des mines doivent avoir un tirant d'eau très faible. Ainsi procédaient les dragueurs français en 1915...

La passe intenable[modifier]

À l'entrée de la passe, le travail des dragueurs va bien, mais la passe se rétrécit de plus en plus, et les batteries côtières les canardent à bout portant. Aussi, l'amiral Anglais décide de cesser les dragages de jour ; Dès lors, on opérera seulement la nuit. Les commandants français font la grimace, car, de nuit, les mines ne sont aperçues qu'au dernier moment, et risque d'aller frapper celui qui suit ou quelque grand cuirassé à l'entrée de la passe.

Dans la nuit du 12 au 13 mars 1915, l'escadre française se met en action. Cette première section est composée des dragueurs français « Pioche », « Râteau », « Henriette » et « Jules-Couette », ainsi que des torpilleurs français « Fanfare et « Sabretache ». Les dragueurs avancent terriblement lentement au gré des deux torpilleurs.

Lien externe[modifier]


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