Chronologie des opérations militaires sur le front ouest de 1914 à 1918

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La guerre sur le front ouest (essentiellement en Belgique et en France) commence avec l'invasion du Luxembourg par l'armée allemande dès le 2 août 1914 et se termine par la signature de l'armistice du 11 novembre 1918 qui voit la fin de combats entre les Allemands et les troupes alliées. Sur ce front les opérations militaires se déroulent en trois grandes périodes : pendant l'été et l'automne 1914, il s'agit d'une guerre de mouvementPrécision caractérisée par l'invasion de la Belgique et du nord de la France par les armées allemandes. Puis en 1915, 1916, 1917 et le premier semestre de 1918, d'une guerre de positionPrécision où les soldats sont enterrés dans des tranchées creusées sur le territoire français et dans l'extrême-ouest de la Belgique. Pendant l'été et l'automne 1918, il y a reprise de la guerre de mouvement, les armées alliées refoulant progressivement l'armée allemande vers le nord et l'est.

Attention L'article ne concerne que le font ouest. Ne pas oublier que l'on se bat aussi dans les Balkans, dans le nord de l'Italie, en Turquie, au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne. Sans compter la guerre maritime en particulier dans l'Atlantique.

La guerre en 1914[modifier]

Les offensives françaises et allemandes en 1914

Le plan de guerre allemand prévoit une attaque massive par la Belgique, afin de contourner par l'ouest l'armée française massée face à l'Alsace et à la Lorraine. L'aile droite de l'armée allemande devait balayer l'armée belge, puis marcher rapidement vers Paris et le contourner à l'ouest. Elle devait ensuite se rabattre vers l'est pour prendre l'armée française en tenaille. Cette opération devait être terminée rapidement, c'est-à-dire avant que l'armée russe, opérant à l'est, ne soit prête. La mobilisation de l'armée russe était estimée à six semaines. Une fois vainqueurs des Français, les soldats allemands seraient transportés à l'est, et, enhardis par leur victoire, devaient écraser l'armée russe.

  • 2 août : l'armée allemande envahit le Luxembourg ;
  • 3 août : l'armée allemande commence l'invasion de la Belgique et déclare la guerre à la France ;
  • 4 août : le Royaume-Uni déclare la guerre à l'Allemagne et prépare l'envoi de troupes sur le continent.

La guerre en Belgique et sur les frontières franco-allemandes[modifier]

Une charge de l'infanterie française en 1914
  • 5 août : début de l'encerclement de la place fortifiée de Liège (Belgique) par les Allemands. Résistance des Belges jusqu'au 16 août. Cette résistance belge permet de déplacer des troupes françaises vers la Belgique, afin de s'opposer à l'armée allemande dont le mouvement général se trouve ralenti.
  • 7-25 août : échec des attaques françaises en Alsace. Le front se stabilise sur la ligne de crêtes des Vosges.
  • 16 août : les Belges abandonnent Liège et se replient sur la place forte fortifiée d'Anvers.
  • 15-20 août : échec de l'offensive française en Lorraine. Échec de l'offensive allemande sur Nancy. Le front se stabilise.

La retraite des troupes franco-britanniques[modifier]

  • 24 août : le général français Lanrezac ordonne la retraite générale vers le sud des soldats combattant en Belgique.
  • 26 août : violents combats entre Britanniques et Allemands au Cateau (Nord)
  • 28 au 30 août : violents combats entre Français et Allemands dans la région de Guise (Aisne). Continuation de la retraite des franco-britanniques vers le sud. Cela doit permettre d'échapper à la manœuvre d'encerclement imaginée par les Allemands.

La première bataille de la Marne[modifier]

La course à la mer pendant l'automne 1914. On remarque le glissement progressif des armées des deux camps vers le nord
Infanterie allemande pendant la Première bataille de la Marne
  • Décision du général Joffre commandant en chef des Français d'arrêter la retraite.
  • 5 au 10 septembre : violents combats entre Allemands et Français sur la Marne. L'offensive allemande à l'ouest est stoppée.
  • du 9 au 13 septembre : les Allemands battent en retraite en direction du nord pour se regrouper sur l'Aisne.

La course à la mer[modifier]

  • Déplacement de nombreux corps d'armée français et allemands vers le nord-ouest en direction de la Manche et de la mer du Nord. Pour les Français, il s'agit d'éviter un débordement par l'ouest et les Allemands souhaitent s'emparer de Calais , afin d'interdire le débarquement des troupes britanniques.
  • 9 octobre : les Belges abandonnent Anvers où ils ont immobilisé pendant plusieurs semaines près de 150 000 soldats allemands. L'armée belge (et le gouvernement) se replient derrière une ligne Ostende-Nieuport-Dixmude. Presque tout le territoire belge est occupé par les Allemands.
  • 15-27 octobre : bataille de l'Yser entre les Belges et les Allemands. Les Belges inondent volontairement la région pour enliser l'armée allemande.
  • du 26 octobre au 11 novembre : bataille d'Ypres entre les Belges, les Britanniques, les Français et les Allemands. Échec allemand.
  • 17 novembre : fin de la « course à la mer ». Fin de la guerre de mouvements.

Désormais, les armées des deux camps se font face sur 700 kilomètres, de la mer du Nord à la frontière suisse. C'est le début de la guerre de position (qui durera jusqu'à l'été 1918).

La guerre en 1915[modifier]

Une tranchée française, en Champagne, en 1915.

De part et d'autre, les soldats se sont enterrés dans des lignes de tranchées qui se font face. C'est la guerre de position.

En 1915, les Allemands, surtout occupés à lutter contre les Russes sur le front est, ne lancent pas d'opérations d'envergure sur le front ouest. Ce sont les Français et les Britanniques qui prennent l'initiative des offensives. Ils espèrent parvenir à opérer une percée des lignes allemandes en concentrant l'effort sur une partie réduite du front. Il s'agit aussi d'attaquer pour contraindre les Allemands à retirer des troupes du front est dans le but d'alléger la pression militaire sur les Russes qui subissent de graves revers.

Parallèlement, des combats locaux très meurtriers se déroulaient constamment afin d'améliorer les positions tenues, pour mieux observer l'ennemi, ou mieux attaquer ou se défendre plus facilement. On avançait ainsi de quelques centaines de mètres, que l'on pouvait perdre quelques temps plus tard à l'occasion d'une contre-attaque de l'ennemi. Souvent, il s'agissait aussi de faire remarquer la volonté guerrière des unités combattantes (ce qui pouvait valoir des avancements aux officiers supérieurs qui avaient ordonné ces attaques pour « faire lever les étoiles » : les généraux avaient des étoiles pour insigne de leur grade).

Un tir de barrage nocturne fait par l'artillerie allemande près d'Ypres en 1915

Deuxième bataille d'Ypres[modifier]

Elle est menée par les Allemands du 22 avril au 25 mai. C'est à cette occasion, le 22 avril, que les Allemands utilisent les gaz asphyxiants (le chlore) sur une grande échelle. C'est un échec partiel.

Les combats font près de 70 000 morts dans le camp des alliés (surtout des Britanniques) et près de 35 000 chez les Allemands.

Batailles de l'Artois[modifier]

  • en mai-juin : offensive franco-britannique pour soulager les Russes. Les gains de terrain sont dérisoires et les pertes énormes (215 000 tués ou disparus et 500 000 blessés graves).
  • en septembre-octobre : offensives franco-britanniques. Échec avec de très lourdes pertes en hommes.

Offensives françaises de Champagne[modifier]

  • du 24 décembre 1914 au 20 mars 1915 : peu de résultats.
  • du 22 septembre au 3 novembre : percée des lignes allemandes sur plusieurs kilomètres ; mais incapacité à continuer, tant les pertes sont lourdes (près de 140 000 morts français).

La guerre en 1916[modifier]

En 1916, le Grand Quartier général français, dirigé par le général Joffre, est toujours partisan de la reprise de la guerre de mouvement. À son avis, c'est la seule solution pour remporter une victoire rapide (l'opinion publique et le monde politique s'impatientent d'une guerre qui dure depuis plus d'un an, qui est coûteuse en vies humaines et qui ne semble pas avoir d'issue). Il prépare une offensive franco-britannique sur la Somme pour le printemps. Cependant les Allemands préparent eux une attaque massive dans le secteur de Verdun, place fortifiée stratégique défendant la route de Paris. Il s'agit d'obliger les Français à défendre coûte que coûte cette position. Les Allemands comptent ainsi « saigner à blanc » l'armée française qui, alors à court de combattants, sera incapable de continuer la guerre. L'attaque allemande sur Verdun, en février, fait ajourner l'attaque franco-britannique sur la Somme.

La bataille de Verdun[modifier]

Carte de la bataille de Verdun
Une attaque allemande en mars 1916 à Verdun

C'est la plus grande bataille de la guerre. Elle va durer du 21 février à la mi-décembre 1916.

  • 21 février : après une préparation d'artillerie sans précédent, les Allemands attaquent massivement, sur la rive droite de la Meuse. Les troupes françaises de Verdun (dont une partie du matériel d'artillerie avait été enlevée pour être transportée en Picardie en prévision de l'offensive sur la Somme) sont surprises, mais résistent. Malgré les destructions considérables, les soldats français survivant au déluge d'obus ripostent et ralentissent l'avance allemande.
  • 25 février:le général Pétain est nommé commandant en chef de l'armée défendant Verdun.
  • 27 février : les Allemands ont progressé d'environ 6 à 7 kilomètres en direction de Verdun.
  • 6 mars : attaque massive des Allemands sur la rive gauche de la Meuse. Léger recul des Français qui s'accrochent au terrain.
  • mars à juillet : succession d'attaques et de contre-attaques dans une zone de combat totalement dévastée. Les conditions de vie et de combat sont épouvantables. Les pertes sont considérables dans les deux camps.
  • 19 avril:Pétain est remplacé par le général Nivelle comme commandant en chef à Verdun.
  • 12 juillet : arrêt de l'avance allemande (une partie des troupes allemandes est envoyée en Picardie pour faire face à l'offensive franco-britannique de la Somme).
  • juillet - décembre, les Français reconquièrent une partie du terrain perdu depuis février. Verdun est dégagé. L'attaque allemande est un échec.

Au total la bataille aura fait près de 300 000 morts ou disparus et plus de 500 000 soldats sont gravement blessés.

La bataille de la Somme (1916)[modifier]

Un des premiers chars d'assaut de l'armée britannique. Bataille de la Somme

L'offensive franco-britannique prévue est lancée pour soulager Verdun. Elle va durer du 1er juillet au 19 novembre. Après un déluge d'artillerie, il y a une forte progression franco-britannique au centre sur une quinzaine de kilomètres. Les Allemands résistent, mais reculent. C'est pendant la bataille de la Somme que les Britanniques pour la première fois utilisent le char d'assaut ou tank. Les pertes sont considérables de part et d'autre. Plus d'un million de soldats sont mis hors de combat (tués, disparus ou blessés). L'offensive a échoué.

Le 29 août 1916, le général Hindenburg, assisté du général Ludendorff, prend le commandement en chef des armées allemandes (pour tous les fronts).

La guerre en 1917[modifier]

Affiche de recrutement pour former l'armée américaine devant intervenir en France, 1917

Le 25 décembre 1916, le général Joffre est remplacé par le général Nivelle (un artilleur) comme commandant en chef des armées françaises. Nivelle préconise une attaque massive, sur un secteur jugé mal défendu, et écrasé préalablement par une préparation massive d'artillerie. En avant de l'infanterie qui attaque, un feu roulant de l'artillerie doit empêcher l'adversaire de se réorganiser (il est prévu que les soldats doivent avancer de 100 mètres toutes les trois minutes). Le secteur choisi pour l'offensive est le chemin des Dames, entre Soissons et [[Reims], en Champagne. La percée doit être obtenue en 48 heures ! Cette offensive sera un échec sanglant. Las de cette « boucherie », une partie des soldats français se mutinent. Le général Pétain remplace Nivelle et parvient à mettre fin aux mutineries (pendant l'été 1917). Mais renonce aux attaques d'envergure et attend « les chars et les Américains » pour envisager de nouvelles offensives.

Recul volontaire des Allemands en Picardie[modifier]

Pour raccourcir sa ligne de front et s'installer dans des positions plus sûres, le commandement allemand décide de faire reculer les soldats du secteur compris entre Arras et Soissons. Du 15 au 19 mars, les Allemands se replient sur la ligne Hindenburg qui a été aménagée avec soin. Le terrain abandonné est systématiquement et volontairement détruit.

L'entrée en guerre des États-Unis[modifier]

Les États-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne le 2 avril.

L'opinion publique américaine a été choquée par le torpillage par un sous-marin allemand du paquebot britannique Lusitania le 7 mai 1915 (sur ce paquebot se trouvaient des citoyens américains, mais aussi une forte cargaison de munitions destinées au Royaume-Uni). Pourtant le gouvernement américain n'émet que des protestations. D'autres torpillages ont lieu par la suite (le Sussex en mars 1916 et le Vigilentia en mars 1917. Mais le 27 février 1917, le gouvernement allemand déclare la guerre sous-marine à outrance : tous les navires qui semblent se diriger vers le Royaume-Uni seront coulés. Pour les États-Unis, qui ravitaillent la France et le Royaume-Uni en produits agricoles, mais aussi en produits industriels, c'est une menace sur leur commerce, mais aussi sur la liberté de navigation. De plus, les États-Unis apprennent, fin janvier, que le gouvernement allemand demande à son ambassadeur à Mexico de proposer au gouvernement mexicain l'appui de l'Allemagne si le Mexique attaquait les États-Unis pour récupérer, le Texas, le Nouveau-Mexique et l'Arizona perdus en 1848.

Cependant les États-Unis n'ont pas d'armée. En mai, le service militaire obligatoire est établi et on fait appel aux volontaires. Les premiers soldats américains débarqueront en France à la fin de l'année. En juillet 1918, ils seront près de deux millions.

La bataille du Chemin des Dames (1917)[modifier]

Troupes françaises partant à l'assaut des lignes allemandes sur le chemin des Dames en avril 1917

Mise au point par le général Nivelle, elle a lieu du 16 avril au 26 juin 1917, mais en fait les combats plus limités dureront jusqu'au 24 octobre.

Le plateau de Craonne où se trouve le chemin des Dames est occupé par les Allemands depuis l'automne 1914. Naturellement creusé de grottes, il a été parfaitement fortifié par les Allemands.

La préparation d'artillerie française destinée à anéantir les lignes allemandes dure du 12 au 15 avril. Elle est en grande partie inefficace, car mal réglée du fait de mauvaises conditions atmosphériques. Le 16 avril, l'infanterie française se lance à l'assaut du plateau, sous la pluie et même la neige. Elle n'avance pas aussi vite que prévu, car elle est accrochée par les Allemands qui surgissent, parfois dans le dos des Français, de leurs positions souterraines peu endommagées. Le premier jour de l'attaque est le plus sanglant (les Français auraient perdu le 16 avril près de 40 000 hommes). Le plan de Nivelle est un échec, mais celui-ci s'obstine à poursuive l'offensive qui continue jusqu'à la mi-mai.

Le 15 mai, le général Nivelle perd son commandement en chef et est remplacé par le général Pétain.

Celui-ci parvient à s'implanter sur le plateau fin octobre. Pétain renonce à toute nouvelle offensive avant l'arrivée de matériel performant : les chars et de nouveaux combattants : les soldats américains.

Les mutineries dans l'armée française[modifier]

Après l'offensive Nivelle d'avril, des régiments surtout basés en Champagne se mutinent contre le commandement.

Les terribles conditions dans lesquelles s'est déroulée l'offensive du chemin des Dames révoltent une partie des combattants. Ils pensent qu'on les sacrifie inutilement dans des attaques mal préparées. De plus, la guerre qui dure depuis près de trois ans ne semble pas pouvoir se terminer rapidement. La lassitude et la révolte gagnent une partie des soldats. Il se peut aussi que les nouvelles, très filtrées et tardives, de la révolution qui a lieu depuis le début mars en Russie, aient pu influencer certains soldats.

La mutinerie est marquée par des refus de monter à l'assaut, mais il ne semble pas y avoir eu d'abandons de tranchées. Les soldats insultent et bousculent leurs officiers. Certains se mutilent volontairement. Des permissionnaires refusent de regagner la ligne de front. Le maximum du mouvement semble être en mai et juin. On estime que 30 à 40 000 soldats ont participé à ces mutineries.

Conscient du danger, le général Pétain, qui a pris le commandement en chef en avril, fait savoir qu'il renonce aux attaques d'envergure avant l'arrivée des soldats américains et la mise à disposition de chars de combat en grand nombre. Il améliore la vie quotidienne des combattants. Mais parallèlement, il traduit plus de 3 200 meneurs réels ou supposés de la mutinerie devant des tribunaux militaires. Ces derniers prononcent des condamnations très lourdes (plus de 550 condamnations à mort dont 49 seront effectives).

L'offensive britannique dans les Flandres (juillet-décembre)[modifier]

Soldats australiens équipés de masques à gaz près d'Ypres à l'automne 1917

Dans les Flandres, le commandement britannique veut réaliser la percée des lignes allemandes afin d'atteindre Bruges où se trouve une base de sous-marins allemands : ces derniers font d'énormes ravages dans la flotte de commerce britannique.

L'attaque britannique débute le 31 juillet et se termine le 6 décembre. Elle se déroule dans la région de Paschendaele. Engagée sous la pluie qui détrempe le terrain, elle ne parvient pas à la percée. Pour la première fois, les Allemands utilisent le gaz moutarde ([[ypérite]°). Malgré les difficultés et les pertes énormes, les Britanniques parviennent à avancer de 4 à 5 kilomètres et se rendent maîtres de points d'observation (cette région de Flandres est particulièrement horizontale).

La guerre en 1918[modifier]

Des soldats américains en action en 1918
Les offensives allemandes en 1918. En rose, les territoires conquis par les Allemands pendant ces offensives

Les combats ayant cessé sur le front russe à la fin de 1917, les Allemands peuvent amener une grande partie de leurs soldats sur le front ouest. Grâce à ce renfort, Hindenburg et Ludendorff pensent pouvoir percer le front avant que l'armée américaine ait eu le temps de renforcer massivement les armées des franco-belgo-britanniques. Pour cela ils organisent une série d'offensives. Celles-ci sont faites aux points charnières entre les diverses armées alliées ; les Allemands espèrent ainsi profiter du manque de coordination entre les chefs alliés.

Offensive sur Saint-Quentin[modifier]

La bataille se déroule du 21 mars au 4 avril 1918.

Les Allemands attaquent violemment les Britanniques. Les Français, commandés par Pétain, n'interviennent pas. Les Allemands progressent d'une soixantaine de kilomètres.

Le 26 mars, le général Foch est nommé généralissime de toutes les armées alliées et fait intervenir les Français. L'offensive allemande ne parvient pas à percer le front.

Bataille de l'Aisne[modifier]

La bataille se déroule du 27 mai au 4 juin 1918.

Il s'agissait d'une offensive de diversion pour obliger les Français à retirer des soldats de la partie nord du front ; les Allemands ont toujours pour but principal d'attaquer les Britanniques (affaiblis par le retrait des Français) pour s'emparer des ports de la Manche et de la mer du nord

L'attaque a lieu à partir du Chemin des Dames. Les Français surpris reculent de 60 kilomètres, mais parviennent à stopper l'offensive.

Offensive pour la paix[modifier]

Dernière offensive allemande pour percer le front. La bataille se déroule du 15 au 18 juillet.

Là encore, il s'agit d'une attaque de diversion. Les combats ont lieu en Champagne. Malgré les difficultés, les Allemands atteignent la vallée de la Marne. Mais ils sont trop avancés. Les franco-américains lancent une contre-offensive à partir du 18 juillet. Les Allemands ont perdu l'initiative.

Au cours de leurs offensives du printemps et de l'été 1918, les Allemands ont perdu 500 000 hommes. Par contre les soldats américains arrivent désormais au rythme de 300 000 par mois.

L'offensive générale des Alliés[modifier]

La signature de l'armistice entre les Alliés et les Allemands

À partir du 8 août, sur l'ensemble du front, les armées alliées attaquent les Allemands qu'elles contraignent à reculer. La retraite allemande est lente (les soldats résistent). Sur les autres fronts, les alliés de l'Allemagne (Autriche-Hongrie, Bulgarie, empire turc) vaincus arrêtent les combats au cours du mois d'octobre.

L'armistice du 11 novembre 1918[modifier]

Début novembre, une révolution à lieu à Berlin. L'empereur Guillaume II abdique et doit s'exiler le 9 novembre. Les généraux allemands demandent au nouveau gouvernement civil d'entrer en contact avec les Alliés pour envisager un armistice avant que le territoire allemand ne soit envahi.

L'armistice entre les Alliés et les Allemands est signé près de Compiègne le 11 novembre 1918. La guerre est terminée sur le front ouest.


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