Chasse au Moyen Âge

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Au Moyen Âge, la chasse était un loisir et une activité de recherche de nourriture pratiquée par toutes les catégories de la population. Les seigneurs se réservaient le gros gibier (ours, sanglier, cerf) les autres catégories (paysans et bourgeoisPrécision devaient se contenter de « chasser les petites bêtes » (lapin et lièvre, perdreau, blaireau voire le faisan).

Les chasses seigneuriales[modifier]

La chasse à courre contre un cerf

Le seigneur se réserve la chasse au gros gibier. Elle se passe en forêt, sauf quand l'animal pourchassé en sort et fuit dans les champs cultivés ou en jachèrePrécision. Cette chasse est une affaire d'homme. Elle est un passe-temps qui permet de meubler les longues journées lorsqu'on ne combat pas. C'est aussi un entraînement qui lui permet de pratiquer des exercices physiques qui le maintiennent en forme grâce aux différents exercices musculaires nécessaires: monter à cheval, bouger la tête et plier son torse pour éviter les branches d'arbres, sauter les obstacles... La chasse le rend également endurant: il faut suivre pendant des heures une bête traquée. La chasse au gros gibier demande aussi du courage: la mise à mort se fait à l'arme blanchePrécision et oblige à un face à face avec l'animal sauvage lorsqu'il s'agit d'un sanglier ou d'un ours. La chasse est donc une bonne préparation aux métiers de chevalier. Les récits qu'on en fait permettent aussi de meubler les soirées qui sont longues et de mettre en valeur la personnalité et la valeur du chasseur.

La chasse est aussi une source de nourriture carnée. La chair des bêtes abattues est consommée au cours des repas ordinaires ou des festins. Elle permet de varier la composition des repas à côté de la consommation de la chair des animaux domestiqués que l'on répugne à tuer jeunes du fait de leur utilité (travail, lait, laine, peau...)

La chasse pratiquée est une « chasse à courre », qui nécessite des chevaux mais aussi une meute de chiens. Ces derniers sont dressés par des serviteurs spécialisés, les veneurs.

Afin que les dames puissent participer à cette distraction, le seigneur entretient aussi une volière où il dresse des oiseaux de proie, destiné à la « chasse à l'oiseau ». Cette activité très délicate est confiée au fauconnier qui doit apprendre à l'oiseau à attaquer mais aussi à revenir avec sa proie intacte auprès de son maître et à se poser sur le gant dont celui-ci à gainé son poignet. Le gibier pourchassé était le héron, la grue, l'oie sauvage, le cygne. Les terrains de chasse étaient donc les endroits aquatiques et plutôt découverts. L'oiseau de proie le plus apprécié était le gerfaut, mais l'épervier et l'autour faisaient aussi partie des oiseaux de « haute volée ». Le faucon pèlerin est introduit en Europe à l'occasion du séjour des seigneurs au Proche Orient pendant les Croisades. Les petits seigneurs dressent des émouchets et des émerillons moins coûteux mais moins puissants.

Les chasses des paysans et des bourgeois[modifier]

Pour les plus humbles la chasse est surtout un moyen de compléter leur alimentation en produits carnés. La plupart du temps leurs repas consistent en soupes et bouillis, à base de légumes. La consommation de viande est très rare et est surtout à base de lard.

La chasse pour les plus humbles se pratique à pieds et sans chiens. Pour capturer le petit gibier ils utilisent des collets, des cages. Les pièges, les filets et les toiles sont destinés à détruire le loup qui est dangereux pour l'homme. Par contre il est interdit de détruire le gros gibier, même s'il vient ravager les cultures ou tuer les bêtes domestiques au moment où la nourriture se fait rare dans son territoire habituel. En cas d'infraction constatée, la justice seigneuriale décide des punitions très fortes, souvent la peine de mort.