Arbalète

« Arbalète » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
Aller à : navigation, rechercher
L'arbalète ancienne et des carreaux. Celui du bas est une dondaine.
Arbalétrier, derrière son pavois, armant son arbalète.

L'arbalète est une arme du Moyen Âge qui servait à lancer des projectiles appelés des carreaux. C'est un perfectionnement, en beaucoup plus puissant, de l'arc.

L'arbalète est apparue au Xe siècle et a duré jusqu'au XVIe siècle, où elle a été remplacée par l'arquebuse, une arme à feu. Elle se compose d'un arc, d'abord fabriqué en bois, puis en corne, enfin en acier, fixé sur un fût en bois, que l'on tient un peu comme un fusil moderne.

L'arc était tendu d'abord à la main, en utilisant un crochet fixé à la ceinture, puis à l'aide d'un levier, le pied de biche, puis de systèmes mécaniques à manivelle, le cric, etc. L'arc était maintenu tendu et était déclenché en appuyant sur une détente. On pouvait donc se poster en étant prêt à tirer sans fatigue ; c'est pourquoi on considérait que l'arbalète était une arme de lâche et que l'Église l'interdit au début.

Le carreau était une sorte de flèche courte, avec une pointe en fer. Il en existait de plusieurs sortes. L'un d'eux, en bois ventru au milieu, s'appelait dondaine. Certains refrains disant « la faridondaine, la faridondon » viennent de vieilles chansons de soldats (« l'a féri dondaine » veut dire « la dondaine l'a frappé »). On appelait dondaine ou dondon une grosse femme, à cause de la forme renflée de ce projectile.

L'arbalétrier portait habituellement un pavois, sorte de grand bouclier en bois, derrière lequel il s'abritait quand il tendait son arme. Il pouvait tirer deux coups à la minute, ce qui est assez lent, mais un carreau pouvait traverser n'importe quelle cuirasse ou armure.