Catastrophe de Challenger : Différence entre versions

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=== Le décollage ===
 
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Après que les astronautes furent montés dans la navette, le décollage eut lieu sous des millions de spectateurs en direct ou même réellement sur place et des tonnerres d'applaudissements. Toutefois, il se déroula un phénomène qui ne fut remarqué que bien plus tard. Au moment même où la fusée décollait, un petit panache de fumée apparut au niveau du joint à la droite de la navette. Personne ne le remarqua sur le coup, mais cela était le signe du début d'une fuite...
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Après que les astronautes furent montés dans la navette, le décollage eut lieu sous des millions de spectateurs en direct ou même réellement sur place et des tonnerres d'applaudissements. Toutefois, au moment même du décollage un phénomène se déroule (et qui ne sera remarqué que plus tard au moment de l'enquête). Au moment même où la fusée décolle, un petit panache de fumée apparaît au niveau du joint d'un booster à la droite de la navette. Personne ne l'a remarqué sur le coup, mais c'était le signe du début d'une fuite...
Une quarantaine de secondes après le décollage, la fuite apparaît en traînée de feu et juste après, le booster que le joint en fuite lie au réservoir externe se met à trembler dangereusement et la fuite tape une surface importante du réservoir. Malheureusement, le réservoir cède sous la chaleur et se désintègre détruisant la navette spatiale avec lui sous l'apparence d'une explosion. C'est le drame : la navette ne dispose pas de système de sauvetage pour sauver les astronautes dans un accident comme celui-ci et la navette est totalement désintégrée. Les boosters continuaient de voler au moment de la désintégration, mais présentant un danger pour le sol, ils sont auto-détruits à distance. Les débris du réservoir et de la navette retombent en laissant chacun une traînée de fumée derrière eux et percutent à vitesse supérieur à 300 km/h la surface de l'Océan Atlantique. Un corps humain ne peut pas résister à un pareil choc : les astronautes, s'ils ont survécu à l'« explosion » sont forcément mort en touchant l'océan... Le vol est terminé. Le NASA part à la recherche de débris et enquête sur ce qui est arrivé.
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Une quarantaine de secondes après le décollage, la fuite apparaît en traînée de feu et juste après, le booster que le joint en fuite lie au réservoir externe se met à trembler dangereusement et la fuite tape une surface importante du réservoir. Malheureusement, le réservoir cède sous la chaleur et se désintègre détruisant la navette spatiale avec lui sous l'apparence d'une explosion. C'est le drame : la navette ne dispose pas de système de sauvetage pour sauver les astronautes dans un accident comme celui-ci et la navette est totalement désintégrée. Les boosters continuaient de voler au moment de la désintégration, mais présentant un danger pour le sol, ils sont auto-détruits à distance. Les débris du réservoir et de la navette retombent en laissant chacun une traînée de fumée derrière eux et percutent à vitesse supérieur à 300 km/h la surface de l'Océan Atlantique. Un corps humain ne peut pas résister à un pareil choc : les astronautes, s'ils ont survécu à l'« explosion » sont forcément morts en touchant l'océan... Le vol est terminé. Le NASA part à la recherche de débris et enquête sur ce qui est arrivé.
  
 
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Version du 24 février 2012 à 21:26

La catastrophe de Challenger ou l'accident de Challenger est un accident spatial survenu le 28 janvier 1986 et qui a entraîné la perte de la navette spatiale Challenger et de son équipage constitué de sept membres dont une enseignante du Teacher in Space Project.

STS-51-L

Le dernier équipage de la navette spatiale Challenger. Smith, Scobee et McNair au premier rang, Onizuka, McAuliffe, Jarvis et Resnik au second. Ils sont tous décédés en conséquence de cet accident.

C'est au cours du lancement de la navette lors du vol STS-51-L que l'accident est survenu. Les principaux objectifs de la mission étaient :

Retardements

Le décollage de cette mission qui était à l'origine prévu le 22 janvier fut d'abord reporté au 23 pour le retard qu'avait eu le vol de la mission précédente, puis au 24 pour la même raison. Le lancement fut de nouveau reporté au 25 pour des problèmes de météo, puis au 27 pour cette même raison. Le matin du 27 janvier, au moment du lancement, une petite anomalie sur la trappe de la navette retarda de nouveau le vol sans pour autant le reporter. Quand le problème fut réparé, le vent se leva. Il fut trop fort pour permettre le lancement et la NASA attendit que le vent soit moins fort, mais le temps attendu fut trop long et le décollage fut reporté au 28.

Le vol funeste...

Le matin du lancement

La nuit qui avait précédée le lancement, il avait fait -0,5°C. Il avait donc fait très froid. Plusieurs ingénieurs exprimèrent leur inquiétude que des blocs de glace créés durant la nuit ne se décrochent de la navette pendant le décollage provoquant des risques élevés d'accidents. Des inspections eurent lieu pour que les blocs de glace fondent. Challenger fut finalement autorisée à voler. Un groupe de spécialistes avertit cependant la NASA à quel point le joint permettant la liaison entre les boosters et le réservoir externe était sensible au froid. La NASA sous-estima le danger et décida de lancer le vol au vu du retard que la lancement avait.

Le décollage

Après que les astronautes furent montés dans la navette, le décollage eut lieu sous des millions de spectateurs en direct ou même réellement sur place et des tonnerres d'applaudissements. Toutefois, au moment même du décollage un phénomène se déroule (et qui ne sera remarqué que plus tard au moment de l'enquête). Au moment même où la fusée décolle, un petit panache de fumée apparaît au niveau du joint d'un booster à la droite de la navette. Personne ne l'a remarqué sur le coup, mais c'était le signe du début d'une fuite... Une quarantaine de secondes après le décollage, la fuite apparaît en traînée de feu et juste après, le booster que le joint en fuite lie au réservoir externe se met à trembler dangereusement et la fuite tape une surface importante du réservoir. Malheureusement, le réservoir cède sous la chaleur et se désintègre détruisant la navette spatiale avec lui sous l'apparence d'une explosion. C'est le drame : la navette ne dispose pas de système de sauvetage pour sauver les astronautes dans un accident comme celui-ci et la navette est totalement désintégrée. Les boosters continuaient de voler au moment de la désintégration, mais présentant un danger pour le sol, ils sont auto-détruits à distance. Les débris du réservoir et de la navette retombent en laissant chacun une traînée de fumée derrière eux et percutent à vitesse supérieur à 300 km/h la surface de l'Océan Atlantique. Un corps humain ne peut pas résister à un pareil choc : les astronautes, s'ils ont survécu à l'« explosion » sont forcément morts en touchant l'océan... Le vol est terminé. Le NASA part à la recherche de débris et enquête sur ce qui est arrivé.

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États-Unis États-Unis : Navette spatiale américaine (terminée) - Enterprise OV-101 (démonstrateur) • Pathfinder OV-098 (maquette) • Columbia OV-102 (détruite) • Challenger OV-099 (détruite) • Discovery OV-103 (terminée) • Atlantis OV-104 (terminée) • Endeavour OV-105 (terminée)
Union soviétique Union soviétique : Bourane (annulée) - OK-M OK-0.01 (démonstrateur) • OK-GLI OK-0.02 (démonstrateur) • OK-KS OK-0.03 (démonstrateur) • OK-MT OK-0.04 (démonstrateur) • OK-TVA OK-0.05 (démonstrateur) • OK-TVI OK-0.06 (démonstrateur) • OK-0.08 (démonstrateur) • OK-ML1 OK-0.15 (démonstrateur) • Bourane OK-1.01 (détruite) • Ptichka OK-1.02 (inutilisée) • Baïkal OK-2.01 (inachevée) • OK-2.02 (abîmée) • OK-2.03 (désassemblée)
France France : Hermès (abandonnée)
Russie Russie : Kliper (avenir incertain)

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28°38′24″N 80°16′48″O / 28.64, -80.28