TGV

« TGV » expliqué par Vikidia, l'encyclopédie pour les enfants.

Un TGV à la gare Montparnasse (Paris)
Un TGV à la gare Montparnasse (Paris)

On désigne par les initiales TGV un des trains à grande vitesse les plus célèbres, créé à partir des années 1980 par la SNCF, et qui en a fait une marque déposée (la SNCF est propriétaire du nom TGV, seule elle peut l'utiliser).

Sommaire

[modifier] Des recherches pour augmenter la vitesse des trains

En fait, on y réfléchissait depuis longtemps, avec la perspective de concurrencer un jour les transports par avion. Des locomotives électriques de plus en plus puissantes permettaient d'augmenter la vitesse moyenne, mais on atteignait rapidement un seuil indépassable sur les voies normales. En 1955, la SNCF tente d'atteindre des vitesses inconnues avec des locomotives de série : 331 km/h sont atteints. Le Capitole est lancé en 1967 entre Paris et Toulouse à la vitesse de 200 km/h.

[modifier] Des essais multiples

On expérimenta un monorail qui obligeait à créer une voie sur piliers de béton, tout au long de la ligne, ce qui posait de gros problèmes techniques et financiers. Finalement on s'orienta vers un train pouvant rouler sur les voies ordinaires, afin de permettre l'accès sans problème aux gares des grandes villes. Il fallait rechercher les meilleures conditions pour se déplacer très rapidement d'une ville à l'autre. L'État commanda alors deux rames (mais une seule fut livrée) à turbine à gaz (Moteur d'avion) qui fonctionnait au diesel. la rame atteint 318 km/h en 1972.

[modifier] Une ligne particulière pour le parcours à grande vitesse

La nouvelle génération TGV, le "duplex" (deux étages)
La nouvelle génération TGV, le "duplex" (deux étages)

La première limite aux grandes vitesses était l'encombrement des lignes par les trains régionaux s'arrêtant à de nombreuses gares du parcours. Pour atteindre sa vitesse maximale, le TGV ne devait pas avoir devant lui des trains plus lents. D'autre part, si la puissance des machines ne faisait plus craindre les côtes à monter, l'ennemi de la vitesse est la courbure trop serrée des voies, partout où l'on avait autrefois préféré contourner des côtes escarpées en multipliant les courbes. La ligne à grande vitesse devait être la plus rectiligne possible et remplacer tous les passages à niveau par le croisement des routes au-dessus ou au-dessous des voies ferrées. D'autre part, il fallait veiller à la tension des caténaires qui ne devaient pas se rompre sous le frottement rapide des pantographes.

[modifier] Le profil aérodynamique des trains

Depuis les débuts du chemin de fer, les locomotives avaient été mieux profilées pour fendre la résistance de l'air. Mais des études faites avec des souffleries en usine montraient que les espaces entre les voitures du train provoquaient des tourbillons d'air qui freinaient la vitesse. Comme on ne peut pas profiler un train comme une voiture de sport ou un avion, encore faut-il que l'air glisse tout au long de sa paroi sans le freiner. Il ne suffisait donc pas de posséder une machine plus puissante, il fallait créer des trains qui, extérieurement, semblent faits d'une seule pièce, parce que leurs voitures s'emboîtent sans laisser d'espace entre elles. Nouvelle ligne, autres rames de trains, tout cela entraînait des dépenses importantes qui faisaient reculer la décision.

[modifier] La crise pétrolière provoque la décision

En octobre 1973, la guerre israélo-arabe provoque une augmentation brutale du prix du pétrole du Moyen-Orient et même la menace de réduire brutalement les livraisons. Cela provoque alors la décision du gouvernement français de mettre en œuvre le projet de TGV. Bien entendu, la réalisation demandera des années.

[modifier] Les lignes de TGV vont se multiplier

Attention : ce TGV est un Eurostar ! (Paris-Londres ou Paris-Bruxelles)
Attention : ce TGV est un Eurostar ! (Paris-Londres ou Paris-Bruxelles)

En 1981, la Société nationale des chemins de fer français, ou SNCF, a mis en service le Train à Grande Vitesse ou TGV, entre Paris et Lyon à la vitesse de 260 km/h en 2h40, puis à 270 km/h en 1983 en 2h. La SNCF bat son propre record de vitesse et l'établit à 380km/h.

En 1989, pour permettre une liaison plus efficace en train vers le sud-ouest de la France, la SNCF met en service une deuxième ligne à grande vitesse (ou LGV) joignant le Mans et Tours depuis Paris. Un record est tenté et un TGV atteint 515,3km/h

Pour permettre de concurrencer l'avion sur le nord de l'Europe, la LGV Nord-Europe qui joint Paris à Calais et Bruxelles, est ouverte par les gouvernements de la Belgique des Pays-Bas et de l'Allemagne. Une entreprise nommée Thalys est créée pour assurer le service ferroviaire vers les pays précités.

En 1994, une portion de ligne a grande vitesse est mise en service vers le sud de la France, entre Lyon et Valence.

En 2001, pour favoriser le trafic vers le sud, le dernier maillon de la LGV sud-est est ouvert entre Valence, Marseille et Nîmes, ce qui met Marseille à 3H de Paris à une vitesse moyenne de 250km/h.

Récemment, le 10 juin 2007, la LGV vers l'est de l'Europe fut inaugurée mettant Strasbourg à 2H20 de la capitale. Les trains roulent à la vitesse commerciale de 320km/h ce qui est un record mondial. Autre record, la vitesse expérimentale de 574,8km/h, ce qui est le record mondial de vitesse sur rail.

TGV est maintenant une marque déposée de la SNCF et il existe d'autres trains à grande vitesse. 650 TGV circulent chaque jour.

Le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo a annoncé le 29 juillet 2008 à la gare SNCF de Rennes un projet de plus de 3 milliards d'euros pour construire d'ici à 2015 une ligne de TGV Paris-Bretagne desservant Rennes. Les conseil régionaux des Pays-de-Loire et de la Bretagne participent à ce projet qui devrait voir le jour dans 7 ans.

Le Grenelle de l'Environnement qui s'est tenu en octobre 2007, a décidé qu'il serait construit 2000 km de lignes d'ici à 2020 et 2500 km à plus long terme.

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Le TGV monte les côtes grâce à son élan !
À grande vitesse, l'élan ou énergie cinétique augmente beaucoup, ce qui fait qu'il faut plusieurs minutes d'accélération pour que le TGV atteigne sa vitesse normale de voyage (pour que les moteurs fournissent cette énergie). Le chauffeur peut aussi laisser le train accélérer dans les descentes, en coupant le moteur, et le laisser ralentir dans les montées, le moteur ne donnant qu'une partie de la puissance nécessaire pour monter. Par exemple un TGV peut monter de plus de 100 mètres d'altitude avec son élan en ralentissant seulement de 300 km/h à 250 km/h


Image:Vikidia 16px.gif Cet article a été mis en lumière la semaine du 20 août 2007.
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