Massacre de la Saint-Barthélemy

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Illustration du massacre
Illustration du massacre

Le Massacre de la Saint-Barthélemy est un évènement majeur de l'histoire de France. Il correspond au massacre d'une partie des protestants de France par les catholiques de France pendant les guerres de religions, le 24 août 1572.

Sommaire

[modifier] Contexte

Les guerres de religions opposèrent les catholiques et les protestants au XVIe siècle. La base du conflit est la remise en question par les protestants de la religion enseignée par les catholiques. La confrontation s'envenime et se complique jusqu'à provoquer une guerre civile entre les deux camps. Plusieurs phases de conflits les font s'affronter.

Mais sous le règne du roi Charles IX, un traité de paix est signé : la paix de Saint-Germain en-Laye. Ce traité offre aux protestant des garanties de sécurité qui irritent les catholiques. De plus, un mariage est organisé à Paris le 18 août entre le chef des protestants, Henri de Navarre (futur Henri IV) et la sœur du roi Marguerite. Très impopulaire, ce mariage renforce les droits du chef des protestants[1] à la succession au trône de France, ce que les catholiques n'acceptent pas.

Enfin, le 22 août, l'un des chef du parti protestant, l'amiral Coligny, échappe à une tentative d'assassinat. Très choqués après cet attentat, les protestant demandent au roi de rendre justice, et celui-ci accepte. Le fait que le roi promette de châtier le coupable de l'attentat contre un protestant induit le mécontentement des catholiques, dont les chefs quittent Paris.

L'ambiance dans la ville est donc exécrable. La ville est majoritairement catholique et très hostiles aux protestants. Or, la ville en contient plusieurs milliers, les chef protestants sont venus assister au mariage entre Henri de Navarre et la sœur du roi, Marguerite, mariage qui était sensé représenter la réconciliation entre les deux camps. La prise de parti du roi pour les protestants à la suite à l'attentat contre Coligny augmente le mécontentement des parisiens.

[modifier] Évènements

On ne sait pas vraiment qui a décidé cela, mais dans la nuit du 25 août, une dizaine de protestants sont assassinés, c'est à dire tous les chefs sauf les princes. Pour éviter la fuite de ces chefs, les portes de la ville avaient été fermées. Quand le peuple de Paris découvre que les chef protestants sont morts, leur colère se libère de toute contrainte, car si les chefs politiques sont morts, plus personne ne peut défendre les petites gens. Les protestants sont traqués dans toute la ville.

Le 26, le roi proclame sa responsabilité dans le massacre, et déclare avoir éliminé les chefs protestants pour éviter qu'ils ne fomentent un complot. Une des hypothèses est que, bien que n'ayant pas commandé le massacre lui-même, le roi protège son frère qui y aurait participé activement.

À mesure que la nouvelle se répand en France, d'autres villes organisent un massacre semblable. On estime le nombre de protestants tués à 2000 à Paris et entre 5000 et 10000 en province.

[modifier] Conséquences

Les souverains catholiques de toute l'Europe se réjouissent (en Espagne, notamment), de même que le pape, tandis que la reine d'Angleterre, favorable aux protestants, prend le deuil.

Le parti protestant est sévèrement décapité de ses chefs politiques. Le massacre déclenche une nouvelle guerre de religion, qui dure un an, jusqu'en août 1573.

[modifier] notes

  1. Le roi Charles IX n'avait pas d'enfant mâle. Il avait encore deux frères qui étaient ses héritiers. En cas de disparition de ces frères ou de l'absence d'enfants mâles de ceux-ci, Henri de Bourbon, roi de Navarre, qui était le plus proche cousin des rois devenait, selon les règles de la loi salique, héritier du trône.

[modifier] Source

[modifier] Impact culturel

Cet épisode a inspiré plusieurs auteurs. Par exemple :

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