Légionnaire romain

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Formation de légionnaires en tortue (reconstitution
Formation de légionnaires en tortue (reconstitution

S'il possède un équipement militaire complet, le citoyen romain qui combat est un légionnaire. Si son équipement est incomplet c'est un vélite. L'armée romaine est réputée pour sa discipline et sa ténacité, en grande partie obtenues par des récompenses, mais aussi des sanctions parfois très sévères. L'entrainement renouvelé à chaque incorporation annuelle assure une bonne formation militaire. Ces qualités ont permis aux soldats romains de conquérir le monde méditerranéen.

Sommaire

[modifier] L'armement du légionnaire

Un légionnaire romain au IIe siècle av. J.-C..
Un légionnaire romain au IIe siècle av. J.-C..

Le soldat-citoyen fournit lui-même son équipement (au moins jusqu'à la fin du Ie siècle av. J.-C.). Ensuite l'État fournit l'équipement. Le légionnaire dispose d'un armement offensif:

Les boucliers des légionnaires leur permettaient de s'abriter complètement derrière.
Les boucliers des légionnaires leur permettaient de s'abriter complètement derrière.

Le légionnaire est également protégé grâce à un équipement défensif:

Les vélites (infanterie légère) sont moins efficacement équipés.

En plus de son armement, le légionnaire doit aussi porter son « barda ». Dans son sac militaire se trouvent, sa gamelle pour manger, ses effets personnels et 17 jours de vivres. Les outils pour les travaux de terrassement s'y ajoutent. Le tout pèse près de quarante kilos!

[modifier] Le service quotidien du légionnaire

Un centurion (reconstitution)
Un centurion (reconstitution)

La jeune recrue reçoit une instruction militaire qui est dirigée par les officiers subalternes (les centurions). La formation consiste en marches, en épreuves sportives (le saut et la course), en maniement des armes (lancement du pilum, entrainement contre des mannequins). Le légionnaire fait aussi des travaux de terrassement pour établir le camp de la légion, des tours de garde, des corvées d'eau et de bois pour la cuisine.

Le ravitaillement est assuré par l'État (mais aussi par les « emprunts forcés » sur les pays traversés pendant les campagnes militaires). L'« ordinaire » du soldat est fruste: du blé, du lard, du fromage et du vin. Quelquefois, il y a du poisson conservé dans l'huile ou la saumure. L'eau est coupée par du vinaigre. Pour les chevaux, le fourrage est pris sur le pays et récolté par des soldats-fourrageurs.

Lorsque les guerres éloignent le soldat-citoyen de son domicile pour de nombreux mois, il est nécessaire de lui fournir une compensation financière. Dès la fin du Ve siècle av. J.-C., le soldat perçoit une solde (trois as par jour pour le soldat et le double pour le centurion). Mais une partie de la nourriture lui est retenue sur sa solde. En cas de victoire, le butin est distribué en fonction du grade.

La République romaine est moins généreuse avec les soldats alliés qui, s'ils sont nourris, ne touchent ni solde ni part du butin.

[modifier] Les récompenses et les sanctions

Des médailles récompensant la bravoure des légionnaires
Des médailles récompensant la bravoure des légionnaires

L'armée romaine est réputée pour sa discipline. Celle-ci est obtenue grâce à des récompenses mais aussi par des sanctions graduées. Les récompenses flattent l'amour propre du légionnaire : on lui fait des éloges devant ses camarades ; on lui décerne des colliers, des médailles et des bracelets d'honneur ; enfin on lui attribue des armes d'honneur et des couronnes. Le général victorieux reçoit le titre d'Imperator (= chef victorieux). Le Sénat peut lui accorder l'honneur de prières publiques et l'ovation lorsqu'il rentre solennellement à Rome. La récompense suprême est le triomphe, où le général entre dans Rome, monté sur un char tiré par quatre chevaux et se rend au temple de Jupiter capitolin. Il exhibe son butin et défile avec son armée (théoriquement, l'armée n'a pas le droit de stationner à Rome).

Toutefois, qui dit récompenses dit aussi sanctions. Les sanctions sont nombreuses : la plus faible est la privation de la solde ou de la part de butin ; puis il y a la dégradation ; suit le renvoi honteux à son domicile alors que la campagne militaire continue pour ses camarades. Il y a aussi des châtiments corporels : le centurion qui dispose d'une badine, peut fouetter le soldat fautif avec. Le général peut également faire mettre à mort par décapitation les soldats qui ont fui devant l'ennemi, ou même se sont montrés indisciplinés ou ont mis en danger la vie de leurs camarades.

Les soldats romains sont très fiers de l'unité dans laquelle ils servent. Ils disposent d'une enseigne qui est la personnification du groupe. Les manipules ont chacune leur « fanion » (le signum), une hampe terminée par un fer de lance. Le consul Marius dotera les légions d'un « drapeau », l'aigle qui est défendue dans les batailles. Dans toutes les occasions, les officiers entretiennent ce patriotisme d'unité. L'unité est considérée comme collectivement responsable en cas de grave défaite, et dans ce cas on procède sous la république romaine à la décimation, qui consiste à exécuter un légionnaire sur dix.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Source

  • Georges Hacquard, J.Dautry, O.Maisani, Guide romain antique, Hachette, 1952, nombreuses éditions postérieures.

[modifier] Pour compléter sur l'armée romaine

[modifier] Pour compléter sus l'histoire de Rome

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