Japonais
« Japonais » expliqué par Vikidia, l'encyclopédie pour les enfants.
| | Cet article devrait contenir des symboles étrangers non gérés par Vikidia. Ceux-ci ont été remplacés par le ou les auteur(s) de l'article d'une façon qu'il(s) expliquera (ou expliqueront). |
Le japonais est la langue parlée au Japon, par 127 millions de personnes. C'est une langue très différente des langues indo-européennes[1] comme le français, l'italien ou encore l'hindi, par sa structure et ses sonorités.
Sommaire |
[modifier] Avant de commencer, quelques précisions
Les symboles japonais n'étant pas supportés par défaut par tous les navigateurs, ces symboles sont remplacés de la façon suivante :
- les idéogrammes sont insérés en tant qu'images ;
- les symboles alphabétiques d'hiragana et de katakana sont remplaçés par leur « traduction française », c'est-à-dire leur nom en français.
Ainsi, le symbole hiragana
est traduit sur cet article comme ceci : [ki].
Attention ! Les symboles [u], [e], [shi], [chi], [wa] et [wo] se prononcent respectivement ou, é, chi, tchi, oua et ouo.
Enfin, il existe en japonais des voyelles courtes et longues, qui nécessitent l'ajout d'un autre symbole. Celui-ci est représenté par [*gram]. Sur une traduction phonétique d'un mot japonais, tel que taiyô, l'accent circonflexe souligne une voyelle longue.
[modifier] Ecriture
[modifier] Mise en page
Comme le chinois, le japonais s'écrit traditionnellement de haut en bas et de droite à gauche, sans espace entre les mots. Ce type de mise en forme se nomme le tategaki. Comparez les deux exemples :
Exemple de texte[2] avec une mise en forme « européenne » :
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
Exemple du même texte avec la mise en forme tategaki :
t e t i s m L s n e b s e e . d g r e s s r a e n n h o u s t a o i x e l i m
Cependant, la forme tategaki tend à disparaître. Elle est peu à peu remplacée par la forme yokogaki, comparable à la forme « européenne ».
[modifier] Alphabets et systèmes d'écriture
L'écriture du japonais nécessite 3 systèmes :
- une écriture à idéogrammes, les kanjis
- et deux alphabets syllabaires (c'est-à-dire que chaque symbole de l'alphabet représente une syllabe, comme a ou fu).
Ces deux alphabets sont l'hiragana et le katakana.
[modifier] Hiragana
Quelques symboles de l'hiragana et leur traduction française :
Il existe en tout 66 symboles : 46 tels que ceux montrés ci-dessus et 20 autres qui reprennent la forme des précédents en rajoutant comme un guillemet " au dessus du symbole, et qui permettent de transcrire de nouveaux sons, comme ba, za ou ji.
L'hiragana permet de réécrire n'importe quel idéogramme selon sa prononciation. Ainsi, l'idéogramme
qui signifie « le soleil » et qui se prononce taiyô, se traduit en hiragana par les symboles [ta]+[i]+[yo]+[*gram]. On remarque en passant que les kanjis (les idéogrammes) ne sont pas un système syllabique : leur forme ne correspond pas à un son, comme c'est le cas pour l'hiragana (et le katakana), mais traduit un mot.
L'hiragana sert aussi à écrire les parties de la phrase qui ne sont pas directement porteuses de sens, comme les éléments de prononciation (voyelle longue ou courte) ou la grammaire (mot sujet, COD, complément circonstanciel de lieu, etc...).
[modifier] Katakana
Le katakana, quant à lui, permet d'écrire en japonais les mots importés, surtout anglais. Seuls les signes diffèrent légèrement par rapport à l'hiragana, le principe restant le même.
Les mots d'origine étrangère se remarquent immédiatement, à la fois par leur écriture en katakana, mais aussi par la difficulté qu'ont les japonais à prononcer ces mots dans leur forme originale. C'est d'ailleurs souvent très amusant !
| Le savais-tu ? | ||
| Le japonais et les mots d'origine étrangère
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Le japonais est une langue exigeante : elle oblige les japonais à placer obligatoirement une voyelle après chaque consonne. Les mots japonais sont bien sûr adaptés à cette règle : kaze (le vent), kuruma (la voiture), toshi (la ville), natsu (l'été ; natsu est considéré comme une consonne car l'hiragana correspondant est [tsu], et non pas [t]+[su]) ... On voit que ces mots ne présentent aucune terminaison en consonne, par exemple.
En revanche, de nombreux mots d'origine étrangère (au Japon) mélangent allègrement consonnes et voyelles dans un désordre absolu, comme « Dvorjak » ou « rugby ». Comme c'est le katakana qui est utilisé pour traduire ces mots, voilà les japonais obligés de prononcer « Dovojoraku" ou « ragubî" ... | ||
[modifier] Traduction écrite du japonais
Le système Hepburn a été mis en place vers 1867. Il consiste en la retranscription phonétique des caractères japonais. Ce qui veut dire que si un japonais prononce un mot qui ressemble à « Kyushû« , vous écrirez ce mot : « Kyushû », tout simplement.
Ces romanisations, c'est-à-dire la transcription d'une langue en caractères latins (les nôtres), sont regroupées sous le nom de Rōmaji.
Transcription Hepburn :
[modifier] Pour aller plus loin
- Il existe de nombreux livrets franco-japonais de voyage qui sont très bien pour commencer le japonais. Ils contiennent un petit dictionnaire, des phrases utiles et des points de grammaire.
- D'un niveau supérieur, il y a les cours de japonais sur la Wikiversité, dont voici une partie.
- Il y a aussi Wikilivres
[modifier] Sources
- Japonais et Ecritures du japonais sur Wikipédia.
- « Parler le japonais en voyage », éditions Harrap's
[modifier] Notes et références
- ↑ Les langues indo-européennes sont l'ensemble des langues parlées en Europe, dans les pays dont la langue est proche du russe et en Inde. On suppose que toutes ces langues sont issues d'une même langue commune très ancienne (plus ancienne que le latin), à laquelle pourrait ressembler le sanscrit.
- ↑ Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, 1789, Article Premier.
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