Guerres médiques
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Au début du Vème siècle av. J.-C., les Guerres Médiques opposent les Grecs aux Perses, aussi appelés Mèdes.
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[modifier] La bataille de Marathon
Le 13 septembre 490 av. J.-C., près de la ville de Marathon, au nord d'Athènes, se déroule la célèbre bataille de Marathon. Elle a donné son nom à une course, car le messager qui fut envoyé à Athènes pour annoncer la victoire, après avoir couru 42,195 km, tomba mort en ayant tout juste eu le temps de faire son travail.
[modifier] Déroulement
Pendant un an entier, les militaires de chaque camp se préparent.
Les Athéniens connaissent la faiblesse de l'armée Perse, composée de soldats d'origines différentes, n'ayant pas l'habitude combattre ensemble. De plus, l'armement perse, avec des boucliers en osier et des piques courtes, rend les soldats plus facilement atteignables.
Quant à lui, l'armement grec est très lourd, les soldats sont protégés par tout un équipement de métal. Ils combattent en rangs serrés, leurs boucliers formant devant eux une muraille. Une stratégie consistant à encercler les Perses est mise au point. Dès qu'ils sont tout près, les Athéniens chargent. Les ailes de l'armée perse, mal organisées, paniquent. Mais le centre des Grecs cède. Les troupes grecques disposées à l'extérieur se rabattent sur les Perses du centre, qui s'effondre à son tour.
Cette victoire devint symbolique pour les Grecs et donna une grande renommée à Athènes. Cependant, les Perses n'ont ici vécu qu'un échec mineur. Leur expédition a réussi à soumettre un grand nombre des îles de la mer Égée au pouvoir de Darius Ier.
Evidemment, Darius veut préparer sa revanche et une nouvelle expédition. Mais il meurt en -486 et son fils Xerxès Ier lui succède.
[modifier] La bataille des Thermopylès
Les Perses ne peuvent cacher leurs préparatifs aux Athéniens. Ceux-ci se réunissent ; c'est l'occasion de réconcilier Sparte et Athènes. Les cités grecques décident de se poster dans les montagnes appelées Thermopyles. Dans un premier temps, les troupes restées sur la terre ferme infligent de grandes pertes aux Perses. Mais Léonidas, le chef des troupes de la terre, est trahi, et les Perses trouvent le moyen de contourner l'armée grecque. Les Grecs résistent très bien autour du roi de Sparte et sont tous massacrés sur ordre de Xerxès Ier.
Les grecs vaincus, Xerxès reprend sa progression dans le territoire, en méditant la prise d'Athènes. Les perses arrivent en Attique, la province d'Athènes. La ville , à l'époque, n'a pas de remparts. La population est donc évacuée vers les villes d'Egine, Trézène et Salamine.
[modifier] La bataille de Salamine
[modifier] Stratégie
La flotte grecque a dû repousser un assaut de la flotte de Xerxès lors d'une bataille indécise où plusieurs dizaines de navires sont perdus. Aussi les chefs grecs décident de quitter l'Artémision, où ils mouillaient. Dans la nuit, discrètement, la flotte dirigée par Eurybiade emprunte le canal de l'Eubée et navigue vers le sud.
La situation pour les Grecs n'est pas encourageante. La défaite des Thermopyles, la soumission de la Béotie, la prise d'Athènes abattent les Grecs. La flotte s'installe à Salamine. Le plan implique l'abandon total de l'Attique, ce qui explique aussi la prise d'Athènes, fuite par ses habitants.
Thémistocle, le stratège, a un plan précis. Il s'agit de combattre dans la rade étroite de Salamine car il est persuadé, à juste titre, que les Perses ne pourront pas entreprendre la manœuvre d'encerclement. De plus il est sûr que, dans cette passe étroite, les navires ennemis se gêneront mutuellement et seront autant de proies pour un abordage ou un éperonnage de la part des trières grecques. Enfin il pense qu'en coupant l'armée perse de sa flotte, elle fera demi-tour.
Eurybiade préfère défendre un autre point de vue. Maintenant que la flotte grecque a assuré l'évacuation de l'Attique, il faut retourner près des forces terrestres pour entreprendre des actions combinées. Ce point de vue est partagé par les Corinthiens. Thémistocle reçoit cependant le soutien d'Égine et de Mégare. Thémistocle, selon utilise la ruse et fait parvenir un message à Xerxès, par l'intermédiaire d'un Grec nommé Sicinnos, l'informant du désir de fuite d'une partie des généraux grecs par la passe occidentale de la baie d'Éleusis encore libre. Cette manœuvre fonctionne parfaitement et une partie de la flotte perse termine l'encerclement des Grecs tandis que l'îlot de Psyttalie est occupé par un détachement avec pour objectif de recueillir les équipages perses et achever les Grecs lorsque la bataille éclatera.
[modifier] La bataille
Dès le début, les Perses se désorganisent. La flotte grecque apparait et fond sur les navires Perses. Les Grecs d'Ionie se rangent du coté de ces derniers, car ils sont rivaux avec Athènes et les autres villes, mais cela ne suffit pas. Soudain, un vent se lève et sème le désarroi chez les ennemis des Grecs, nottament les Phéniciens. Le désastre est certain, maintenant que l'amiral perse Ariabignès a été tué dans la bataille.
[modifier] La bataille de Platées
Malgré le départ de Xerxès Ier après la bataille de Salamine et la défaite, Mardonios, le nouveaux généralissime perse, ne perd pas espoir. Mais même avec ses efforts, les athéniens ne veulent pas faire d'alliance avec les perses. Au printemps, Mardonios envahit donc de nouveau l'Attique, une fois de plus évacuée, et réoccupe Athènes, s'installe en Béotie.
Une alliance des forces du Péloponèse se crée, dirigée par Pausanias, régent de Sparte. Les Grecs franchissent l'isthme de Corinthe, arrivent près d'Éleusis pour passer en Béotie. Mardonios choisit un emplacement au sud de Thèbes, près de Platées, afin de favoriser sa cavalerie.
[modifier] la bataille
Pausanias passe pour un général avisé, mais Mardonios est considéré lui-aussi comme un excellent tacticien et le meilleur général perse. De plus le départ de Xerxès Ier lui laisse les mains libres pour mener la bataille à sa guise. Chacun des deux généraux souhaite, à Platées, amener l'adversaire à se lancer contre ses propres positions.
Dans un premier temps Pausanias se place sur les contreforts du mont Cithère tandis que Mardonios installe son camp fortifié sur une rive du fleuve Asopus. Une attaque de la cavalerie perse sur les positions grecques échoue mais Mardonios fait épuiser les lignes de ravitaillement de ses adversaires et les points d'eau. Pausanias change alors de position et s'installe dans la plaine où un petit massif de collines protège son armée d'une attaque frontale des cavaliers ennemis. Mais au bout de dix jours le manque d'eau et de vivre le contraint à se retirer, en pleine nuit, vers un lieu plus proche des ses anciennes lignes, où le ravitaillement est plus facile.
Mardonios commet alors une erreur fatale. Il estime que la désorganisation chez les Grecs lui permet de lancer un assaut, au lieu d'attendre que les querelles entre les divers forces grecques ne divisent ses adversaires. L'attaque perse se heurte à une farouche résistance, surtout de la part des Spartiates qui, bien que coupés du reste de l'armée, occupent une bonne position. C'est dans ce combat que Mardonios est tué. La mort de leur chef, puis les assauts donnés contre eux et l'arrivée des autres grecs qui venaient de vaincre les Béotiens, alliés aux Perses, entraînent la défaite des troupes de Xerxès Ier. Quant à Thèbes, qui avait collaboré avec les Perses, elle est prise rapidement et ses chefs sont exécutés. Un énorme butin est pris dans le camp perse.
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